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La santé du chien a son actualité. Ouvrez l'abécédaire.
 
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Cette affection parasitaire transmise par un acarien Notoedres cati se rencontre chez les chats errants et se transmet à l'homme et au chien. L'animal malade doit être isolé pendant le traitement. Cette parasitose est due à un acarien, Octodectes cynotis, qui se niche dans l'oreille de l'animal. Ce dernier vit à la surface de la peau et provoque d'importants désagréments. Le chien secoue la tête, se gratte l'oreille. Des lésions auriculaires se forment. L'oreille enflammée se remplit d'un cérumen brun-noir. Une infection microbienne, telle qu'une otite, peut s'ensuivre. L'animal atteint doit être isolé, car la contagion est rapide. Un traitement acaricide est prescrit, une fois l'oreille débarrassée de son cérumen. C'est la gale du corps, due à un acarien, Sarcoptes scabiei, qui entraîne un grattage intense. L'acarien creuse des galeries dans la peau. La gale du corps est contagieuse entre chiens et se transmet à l'homme. Un traitement acaricide est prescrit, sur une durée de 3 à 4 semaines.
Il s'agit d'une inflammation aiguë ou chronique de la paroi de l'estomac, à la suite de vomissements. Ceux-ci sont provoqués par l'absorption de produits caustiques, de corps étrangers ou d'aliments avariés. Après un traitement à base d'antivomitifs, l'animal subit une radiographie, une endoscopie, une analyse de sang. Ces examens permettent d'affiner la cause, qui peut être une tumeur de l'estomac, un ulcère, une insuffisance rénale et hépatique. Les vomissements et diarrhées traduisent une inflammation à la fois de l'estomac et de l'intestin. L'infection est provoquée par un virus ou une bactérie. Une déshydratation est rapide et l'animal risque de tomber dans le coma. Un traitement doit être rapidement prescrit, car la contagion est incontournable et la mortalité importante, notamment chez les individus jeunes ou âgés. La vaccination évite cette grave maladie. C'est la période qui comprend la fécondation jusqu'à la mise bas. Elle est de 63 jours chez la chienne, allant parfois, dans les cas extrêmes, jusqu'à 70 jours. Certaines précautions sont à prendre pour un bon déroulement de la gestation.
La vermifugation doit être effectuée avant l'accouplement et en milieu de gestation. L'alimentation est adaptée à la femelle gestante (il existe des produits spéciaux). Il s'agit de réduire le volume alimentaire, tant l'abdomen est chargé, tout en apportant les éléments indispensables à la croissance des fœtus. Un minimum de 3 à 4 repas s'impose. Aucun médicament ne doit être administré à la femelle gestante sans avis vétérinaire.
L'inflammation des gencives est souvent provoquée par la présence d'une plaque bactérienne ou du tartre. La gingivite peut également être causée par d'autres affections : insuffisance rénale, absorption d'un liquide caustique. Cette affection atteint 75 % des chiens de plus de 7 ans. Les gencives sont très rouges, saignent. Cela entraîne la destruction des tissus qui attachent la dent. C'est alors que s'installe la maladie parodontale. L'infection sévère du tissu gingival et la formation de la lyse osseuse engendrent des complications locales. On observe une inflammation du tissu cellulaire sous-cutané au niveau de la mâchoire. Des abcès se forment.
Les autres maladies
D'autres affections s'ajoutent, telles les ostéomyélites des mâchoires, puis des infections nasales ou ophtalmiques. On peut craindre également des inconvénients causés par la lyse osseuse, qui intervient notamment au niveau des carnassières inférieures et des canines. Elle peut être responsable de fractures pathologiques de la mandibule (notamment chez les chiens de petite race). Enfin, les gingivites peuvent être à l'origine d'une incidence et d'une sévérité accrues des affections respiratoires.
La bronchite chronique et la fibrose pulmonaire affectent, en particulier, le chien à jeun, du fait de l'inhalation de la salive ou de la plaque dentaire. Elles peuvent surtout entraîner des infections à distance : les bactéries passent dans le courant sanguin. Leur diffusion engendre des affections variées, telles que l'endocardite infectieuse, l'arthrite, la glomurélo-néphrite. Les chiens immunodéficients ou souffrant d'une pathologie cardiaque ou d'une insuffisance hépatique rénale sont les plus sensibles à cette affection.
La maladie parodontale
La maladie parodontale est d'autant plus grave que l'animal risque des lésions tissulaires au niveau du rein, du cœur et du foie. Aussi est-il indispensable d'éviter les complications dues aux gingivites par une hygiène bucco-dentaire très stricte. Le brossage régulier des dents demeure la solution la plus simple pour prévenir les affections. Il existe des brosses à dents ergonomiques, parfaitement adaptées à la bouche de l'animal. Le dentifrice, souvent aromatisé, a des propriétés antibactériennes. En résumé, voici la démarche à suivre pour faire bénéficier votre animal d'une bonne hygiène dentaire. Habituez-le tout jeune au brossage des dents, 3 fois par semaine, d'abord avec de l'eau, puis avec un dentifrice. En alternance avec le brossage des dents, on peut proposer à son animal de mâcher les lamelles de collagène. La matière est suffisamment dure pour que le nettoyage mécanique s'avère efficace et sans inconvénient. Proscrivez les friandises sucrées et remplacez-les par un os à mâcher au fluor. Privilégiez les aliments secs.
Le détartrage
Une fois par an au minimum, consultez le vétérinaire pour un examen de la bouche, afin qu'il décide d'une opération de détartrage. En complément de cette opération, il pratiquera le polissage, réalisé avec une pâte abrasive. Le traitement adapté à chaque patient est appliqué après examen, effectué à l'aide d'une sonde parodontale. La sonde est introduite dans le sulcus (sillon gingival), tout autour de la dent. S'il y a absence de poche, l'affection n'est pas profonde. Lorsque la sonde dépasse 3 mm, on observe une gingivite hyperplasique, qui est le lot de certaines races de chiens. On détecte une gingivite avec récession gingivale, qui entraîne une intervention chirurgicale. VOIR DENT, TARTRE.
Situées de chaque côté de l'anus, elles possèdent deux canaux excréteurs qui permettent d'évacuer leurs sécrétions très malodorantes. Chez le chien, la vidange ne s'effectue pas. Le chien se traîne sur son derrière (c'est le signe du " traîneau ") et se gratte. L'engorgement peut être à l'origine d'abcès. Il appartient au maître d'effectuer régulièrement la vidange des glandes anales du chien. Œil rouge et gonflé, larmoiements… Tels sont les signes du glaucome, maladie définie par une augmentation de la pression oculaire. Traumatique ou héréditaire (certaines races canines sont prédisposées au glaucome : basset hound, flat coated retriever, siberian husky, american cocker spaniel, english cocker spaniel, welsh springer spaniel), cette lésion de l'œil nécessite une urgence vétérinaire. En effet, elle mène à la cécité en quelques heures.
De gros dégâts
Le glaucome entraîne un mauvais fonctionnement du nerf optique et une atteinte des autres structures de l'œil. Les dégâts sont redoutables, si l'on considère la coupe de l'œil. On distingue les structures internes qui comportent 5 éléments :
1) la chambre antérieure, (délimitée par la cornée, à l'avant et par l'iris, à l'arrière), dans laquelle est stockée l'humeur aqueuse ;
2) la chambre postérieure, qui recèle une partie de l'humeur aqueuse et la totalité du vitrée (la pupille) ;
3) le cristallin ;
4) l'humeur vitrée, qui occupe une place importante dans la cavité oculaire (60 %) et s'interpose entre la face postérieure du cristallin et la rétine.
Les structures externes de l'œil comprennent la conjonctive, qui recouvre le globe oculaire et le corps clignotant ou membrane nictitante. Sécrétée avec un grand débit, l'humeur aqueuse n'est pas seule responsable de l'augmentation de la pression intra-oculaire, entraînant des lésions du nerf optique. Il s'agit plutôt d'un obstacle, présent dans l'œil, ou d'une malformation appelée " goniodysgnénésie ", qui empêche le drainage.
Glaucomes primaires et secondaires
C'est le cas du glaucome primaire. Lorsque la circulation de l'humeur aqueuse est bloquée, on diagnostique un glaucome secondaire. Ce dernier fait suite aux autres maladies, comme la luxation du cristallin, les inflammations intra-oculaires ou uvéites, les tumeurs. Dans un cas comme dans l'autre, cette affection n'est pas à prendre à la légère.
Les symptômes consistent en un globe oculaire volumineux. La cornée devient opalescente, puis opaque. La pupille se dilate (il s'agit de mydriase). La vision diminue, en raison de l'atrophie des membranes qui tapissent le fond de l'œil. L'animal souffre, gémit et gratte son œil malade. L'œil est rouge, congestionné, larmoie. La pupille est rapidement atteinte et, en quelques heures, la cécité, absolument irréversible, peut s'installer. Au premier symptôme, l'animal doit être emmené d'urgence chez le vétérinaire.
Une médecine de pointe
Différentes sortes de traitements sont possibles. Il s'agit de diminuer la production de l'humeur aqueuse ou d'en favoriser l'élimination. Pour cela, on procède à une déshydratation des milieux oculaires. Les effets secondaires de ce traitement sont à prévoir : la fatigue, les vomissements. On a recours au traitement chirurgical, lorsqu'il s'agit de glaucome secondaire résultant de la luxation du cristallin.
On distingue plusieurs formes de glaucomes secondaires, précédés par l'apparition de tumeurs. Celles-ci sont assez fréquentes chez le chien et touchent l'iris et les corps ciliaires. Elles désorganisent les structures intra-oculaires et peuvent fermer l'angle irido-cornéen. Le diagnostic laisse entrevoir de nombreux signes : mydriase, œdème de la cornée, dégénérescence de la cornée, buphtalmie (augmentation du globe oculaire), atrophie rétinienne, atrophie de l'iris et des corps ciliaires…
Des procédés ultra-modernes sont utilisés pour réaliser un examen oculaire complet. Grâce à la tonométrie, on contrôle la pression intra-oculaire.
Biomicroscopie, ophtalmoscopie, gonioscopie permettent d'approfondir l'examen par un fond de l'œil.
Il est formé de trois tuniques superposées :
- la tunique fibreuse externe. Cette couche de protection extérieure comprend une portion antérieure transparente, appelée cornée, et une portion postérieure, désignée sous le nom de sclérotique. Les deux sont recouvertes de la conjonctive.
- La tunique vasculaire ou uvée. Elle assure la nutrition du globe oculaire et se compose de l'iris (le segment le plus antérieur), du corps ciliaire et de la choroïde.
- La tunique nerveuse ou rétine. C'est une expansion du nerf optique, formée d'une membrane fine et délicate. Celle-ci transforme la lumière en impulsions nerveuses et les transmet aux centres nerveux supérieurs. Elle est constituée de deux types de photorécepteurs :
- les cônes, sensibles aux lumières fortes et aux couleurs
- les bâtonnets, sensibles à des lumières très faibles, mais ne décelant que le noir et le blanc.
Fixées à la dernière phalange, elles sont rétractiles. Elles s'usent naturellement dans la nature. Ce phénomène de " lacatation nerveuse " apparaît 2 à 3 mois après les chaleurs et peut durer un mois, en l'absence d'un traitement. La femelle ne présente pas de gestation, mais développe un comportement maternel, par exemple, en câlinant des peluches. La seule prévention efficace contre la grossesse nerveuse est l'ovariectomie.
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